Solitaire d'un
soir, sous les étoiles blanches,
J'entends ce
calme doux bercé par les grillons,
Tandis
que les lucioles, glissant parmi les branches,
Flottent
sur l'eau de nuit tels des petits lampions.
Puissent-elles
emporter au loin mon cœur en peine,
Brûler à tout
jamais ces lourdes banderoles
Qui troublent ma quiétude et m'attachent à des chaînes,
Afin qu'elles
ne soient plus que fines fumeroles ?
Sur un roc,
allongée au milieu des fourrés,
Enivrée par le
thym, lavandes et genêts,
J'admire cette
voûte qui jamais ne me lasse
Où filent des
diamants scintillants dans la nuit.
Une poudre de
lune vient recouvrir les bruits
Un zéphyr, un
été … une saison qui passe...
V.27/06/09
|